« Pour dénouer l’impasse française, pourquoi ne pas faire appel à l’Européen Mario Draghi ? »
Dans une tribune au « Monde », les chercheurs Sylvain Kahn et Nicolas Roussellier estiment que la sortie de crise politique ne saurait être strictement nationale. Ils en appellent à des solutions européennes et à la création d’un comité d’experts, placé sous la houlette de l’ancien président de la Banque centrale européenne Mario Draghi.
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La chute du gouvernement de François Bayrou, moins d’un an après celle du gouvernement Barnier, a de quoi choquer les esprits. Doit-on incriminer les institutions de la Ve République, devenues inaptes à faire vivre la démocratie représentative française ? Doit-on considérer que notre vie parlementaire est définitivement fragmentée en raison des tensions propres à la société française ? Sans aller aussi loin et peut-être trop vite dans le diagnostic, on peut proposer de tourner le regard du côté de nos voisins européens. C’est là que l’on peut trouver une inspiration à la fois plus pragmatique et moins dramatique. L’Europe a deux exemples à nous offrir.Tout d’abord, il existe un savoir-faire européen fondé sur la construction d’une coalition de bonne volonté entre forces politiques. Dans certains cas, cette coalition doit s’entendre sur l’essentiel et reprendre une partie du programme de chacun de ses membres. Ce cas de figure est profondément ancré dans la culture politique européenne. Il caractérise les pays du Benelux, l’Allemagne, l’Autriche, voire le Danemark et l’Estonie.
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En tant qu’abonné, vous pouvez offrir jusqu’à cinq articles par mois à l’un de vos proches grâce à la fonctionnalité « Offrir un article» Même si le modèle de grands partis fédérant autour d’eux les vies politiques européennes connaît une certaine érosion, la tradition a encore de beaux restes, comme on le voit en Irlande, au Portugal, en Espagne, en Italie, en Suède, ou encore en Pologne.
En France, cette voie de la coalition ne s’est pas encore manifestée. Aucun « camp » politique n’est majoritaire et les partis ne veulent pas entendre parler d’une coalition en bonne et due forme. Même un gouvernement sans majorité, qui se lancerait à l’aveugle dans le débat budgétaire avec l’espoir de récolter pas à pas des votes de rencontre, n’est absolument pas certain de réussir. Quant à de nouvelles élections législatives, la même fragmentation sociale et idéologique produirait les mêmes effets. Ces législatives anticipées déboucheraient sur une configuration politique peu modifiée, qui n’aurait toujours aucune route praticable à proposer aux.
L’Europe a deux exemples à nous offrir.Tout d’abord, il existe un savoir-faire européen fondé sur la construction d’une coalition de bonne volonté entre forces politiques. Dans certains cas, cette coalition doit s’entendre sur l’essentiel et reprendre une partie du programme de chacun de ses membres. Ce cas de figure est profondément ancré dans la culture politique européenne. Il caractérise les pays du Benelux, l’Allemagne, l’Autriche, voire le Danemark et l’Estonie.